C’est reparti pour un tour — enfin, on l’espère. SpaceX vise désormais ce jeudi 23 juillet 2026 pour le vol 13 de Starship, sa méga-fusée, après une première tentative avortée à la dernière seconde le 16 juillet. Et cette fois, la mission embarque une grande première : les tout premiers satellites Starlink « V3 » envoyés dans l’espace.
Une semaine à s’arracher les cheveux
Chez SpaceX, ces derniers jours ont eu un petit goût de malédiction. Le vol 13 de Starship avait déjà calé net à la dernière seconde lors de sa première tentative, le 16 juillet. Rebelote côté Falcon 9 : le 20 juillet au matin, la firme d’Elon Musk a essuyé un deuxième abort de suite en pleine séquence de décollage, cette fois lors d’un lancement de satellites Starlink. Bref, l’ordinateur de bord a joué la prudence à répétition — ce qui, soyons honnêtes, est plutôt rassurant sur le fond.
Les Starlink V3, la vraie nouveauté
Au-delà du test de la fusée elle-même, ce vol 13 doit servir à déployer pour la première fois les satellites Starlink de troisième génération. Ces « V3 » promettent une bande passante nettement supérieure à celle des modèles actuels, et c’est justement le genre de charge utile que Starship est censé pouvoir envoyer en masse. Un test grandeur nature, donc, autant pour le lanceur que pour la constellation.
Un timing plein de symboles
Petit clin d’œil de calendrier : le 20 juillet, jour du dernier abort, marquait aussi le 57e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11 (1969) et le 50e de l’atterrissage de la sonde Viking 1 sur Mars (1976). De quoi rappeler qu’entre les fusées qui refusent de décoller et celles qui ont posé des humains sur la Lune, l’aventure spatiale reste une histoire de patience.
Rendez-vous donc jeudi, en espérant que l’ordinateur de bord soit d’humeur plus coopérative. On surveille ça de près et on met l’article à jour dès que la fenêtre de tir se précise.
